[Roubaix - janvier 2026]
samedi 17 janvier 2026
Une si petite envie d'existence
[Roubaix - janvier 2026]
dimanche 23 novembre 2025
Cheminée
Claude Szymczak est mort le 11 novembre 2019 à Labeaume, commune pittoresque au paysage accidenté de l'Ardèche. Je le découvre aussi aujourd'hui avec une chaude émotion, cette apparition inopinée est empreinte de caractères. C'était un poète, peintre et mon professeur d'arts plastiques au collège André Malraux à Lambres-lez-Douai, ville passerelle entre lui et mon père. Claude avait une voix que l'on n'oublie pas, féroce, particulièrement grave et gravée d'un tourbillon de grains colorés aussi hirsutes que noires, étaient sa chevelure et sa barbe. Dans la classe de quatrième et de troisième, les élèves ignoraient l'espoir que portait cet homme, souvent ébranlé par leur chahut sauvage. C'est par lui et avec lui que j'ai eu la trempe de peindre à l'huile et être son invitée pour une première exposition. Il y a une géographie et une lente éclosion de sens, en moi.
Les terres ont disparu avec l'âge et l'alchimiste du feu.
Je n'ai pas peint depuis que les mots m'ont brûlée vive.
Paraboles du poète à corps et pour toujours
carnet / photographies : le carton à dessin
― Roubaix, 23 novembre 2025
samedi 1 novembre 2025
" Si je t'aime, est-ce que cela te regarde ? "
On a beau faire, on se figure toujours ce que l'on voit.
Je crois que l'homme rêve uniquement pour ne pas cesser de voir.
Il se pourrait bien que la lumière intérieure se répandit un beau jour
hors de nous-mêmes, en sorte que nous n'aurions besoin d'aucune autre.
_ Johann Wolfgang Goethe,
Les Affinités électives
samedi 5 juillet 2025
La lymphe dérive du plasma
totalement sensible, dans le vacarme des doutes, les secousses
maintenant, je vois la fin de la nuit monter autour de ma main
elle s'enroule à une seule, véritable et totale dépossession
elle monte et vient lentement caresser l'éclat d'une veine
la nature aventureuse et liquide de la rencontre
[Roubaix - juillet 2025]
mercredi 8 mai 2024
La langue de la rivière
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| prosopopée |
je suis tour à tour débordante et dépourvue une onde cuirassée que le temps découvre ma musique est un avènement un genre d'entre-deux une audace que la main exulte un cran à demi-jours pareille à l'humeur de la soie je ne me borne pas aux impressions par le vide de l'air je descends vers l'inavouable au bord du monde je coule de tendresse et chaque soir je meurs dans la bouche
dimanche 3 mai 2020
lundi 30 décembre 2019
Era ( la boucle )
L'écriture comme un dessein blanc.
Je lève la tête dans le ciel de nuit.
J'aperçois l'exception de l'éloquence.
Ses doigts gauches si différents.
La phase de la lune sourit.
Et le galbe des lettres danse.















